
Surmenage et burn-out
Je vous fais mon instant Michel Serres : le Sens de l’info.
Il y a quelques jours je me faisais la réflexion : Avant on disait « être surmené« , aujourd’hui on dit « faire un burn-out« .
Ce basculement du verbe auxiliaire « être » au verbe « faire » a t’il un sens plus profond ?
Être, sous-entend, un état indépendant de notre volonté, un état de fait.
« Je suis un homme », « je suis beau », « je suis intéressé » -à la différence de « je m’intéresse » qui indique qu’on travail à cet intérêt-, …
Dans ce cadre là :
Je suis victime de mon surmenage.
Faire, quand à lui est un verbe d’action, qui impose une intention.
« Je fais mon travail », « je fais du vélo », …
L’acteur change, le cadre devient :
Je fais, je participe, je crée mon burn-out
Et vous qu’en pensez-vous ?
Avant, étions nous victime et aujourd’hui acteur de notre surmenage / burn-out ?